Cordes guitare, câbles guitare et médiators guitare - Eric Minen | Blue Music Tools

Guitariste et plus largement musicien, Eric Minen est un acteur incontournable de la scène musicale Savoyarde et en particulier Annécienne. Eric Minen se distingue par une technique guitaristique virtuose, un sens de la mélodie et de l'improvisation recherchées et brillantes et un touché délicat très reconnaissable.

Eric Minen est un guitariste français autodidacte originaire d'Annecy. Impliqué au sein de diverses formations de jazz, chanson ou jazz-rock fusion telles que : Carnet de Root, Anamorphose, ou encore, Le Bocal (collectif ayant notamment à son actif un opus de reprises de certaines œuvres de Frank Zappa réarrangées Jazz), depuis 2007, Eric Minen propose un travail solo avec un premier album intitulé "Mélodies Urbaines". Edité en 2007 par le label Dreaming, à l'instar d'un Jean-Pascal Boffo ou d'un Pat Metheny, Eric Minen nous propose une musique instrumentale limpide et apaisée, dix compositions entièrement basées sur une palette étendue de sonorités de la guitare. Comme si ce n'était pas suffisant, certains titres bénéficient des couleurs arabisantes de l'oud. Les programmations apparaissant ici ou là pouvaient laisser craindre un aspect mécanique et froid, il n'en est rien. Voici donc un disque magnifique, véritable invitation au calme et à la méditation, à découvrir !

Eric Minen


Eric Minen

Eric Minen



Eric Minen - Electrommods


"L'écoute de ces "Mélodies Urbaines" révèle un exceptionnel talent de mélodiste de l'auteur. Les harmonies s'écoulent avec une rare fluidité, une limpidité dévoilant comme dans un kaléidoscope des pastels sonores d'une extraordinaire richesse. Parfois très minimalistes, parfois soulignés d'effets bien maîtrisés, bien dosés, jamais excessifs ni caricaturaux, les arrangements servent judicieusement la ligne mélodique. Très intéressantes aussi les déclinaisons des thèmes à consonances orientales élargissant la palette du compositeur de subtiles teintes irisées.

En résumé, une belle rencontre".

Jean-Pol Guyomarc'h




Chantre du jazz rock depuis de nombreuses années et au sein de plusieurs groupes (Le bocal, Anamorphose, Carnet de Root), le guitariste Eric Minen sort à quarante neuf ans son premier album solo. Il était temps ... en effet ce savoyard a mis toute son expérience à profit et nous livre ici un disque à la limite entre le jazz rock façon John Scofield et la world music, un petit bijou doux comme un soir d'été passé sur une plage avec le seul bruit des vagues comme compagnon. "Mélodies urbaines" révèle la grande capacité d'Eric Minen à agencer des mélodies envoutantes avec sa seule guitare. Ici point de solos à rallonge, point de triturage de cordes en tous sens, que les allergiques à la guitare démonstrative se rassurent, le musicien a pour seules armes sa finesse et sa retenue. Les arrangements subtils, toujours à fleur de peau, laissent parler toute la clarté de l'instrument, la limpidité du jeu, technique et varié mais toujours ouvert et accueillant pour l'auditeur. En mélangeant les guitares acoustiques et électriques et en allant également chercher les mélodies orientales de l'oud, Eric Minen assure à son disque une richesse de thèmes plus que nécessaire et un spectre musical suffisamment vaste pour tenir en haleine. Le minimalisme de certaines pièces répond alors à la chaleur d'autres morceaux instrumentaux, tenant l'heureux mélomane de l'"Aube" jusqu'à la "Nuit", vers un sommeil bercé par des harmonies méditatives. (jeudi 19 juillet 2007)


The French Touch




Progressia.net

Mélodies Urbaines est le premier album solo d'Eric Minen. Ce Savoyard n'est pas inconnu, puisqu'il avait en son temps œuvré dans le collectif Le Bocal, se distinguant par de bien belles reprises de Frank Zappa, et qu'il a également participé à divers groupes de jazz rock, dont Anamorphose. Saluons d'abord le titre de l'album, qui est un des plus jolis vus ces derniers temps. Le packaging, également, mérite attention : il est dépouillé, orange et noir, et les polices de caractères sont tout en épure. Il convient d'insister un peu sur ces considérations esthétiques car l'objet-album, en lui-même, donne une bonne idée de l'atmosphère qui s'en dégage dès la première écoute. Les dix instrumentaux proposés par Minen sont tout en douceur et invitent chaleureusement à l'apaisement. Aperçu de l'ambiance : c'est tout à fait la musique qu'on écouterait un frais soir d'été, "à la brune", sur une terrasse, en contemplant les lumières de la ville et en imaginant tranquillement, "à la manière de Pérec", les vies qui se trament derrière les petits yeux jaunes, lumineux, qui nous font face comme autant de ciels étoilés. Les amateurs de Jean-Pascal Boffo ne seront pas dépaysés. Chaque composition est construite de manière relativement similaire, avec un fond de claviers très "ambient" ("Aube") et des déclinaisons à la guitare. On navigue dans un monde aérien de délicatesse et de simplicité, et l'ensemble est parfois rehaussé de petits clins d'œil arabisants et hispanisants du meilleur effet ("L'Odalisque"), qui rappellent parfois les Concertos d'Aranjuez de Rodrigo. Tout l'album se décline ainsi, entre balades et comptines pour grands, les guitares sont parfaitement maîtrisées et c'est avec volupté qu'on déguste chacun de ces petits bijoux, élaborés tout en douceur, en calme, en empathie. Une mention spéciale pour "Memphis Dream" qui soulève un sourire de joie au coin des lèvres et procure ces petits moments de bonheur si particuliers que la musique sait seule octroyer. Souhaitons une bien belle route à Eric Minen, une route longue et sereine, la guitare sur l'épaule, les souliers au vent, marchant tranquillement vers le crépuscule, vers l'apaisement, vers le rêve et la magie. Merci.

Jérôme Walczak




Music in Belgium

Guitariste de quarante-neuf ans originaire d'Annecy, Eric Minen publie ici son premier album solo, qu'il a désiré réaliser seul. Son expérience est solide. Ainsi, à travers le temps, il a déjà participé à divers projets et associations ; on peut citer Anamorphose, Carnet de Root et un collectif de dix-sept musiciens, Le Bocal, qu'il a accompagné durant huit ans et avec lequel il a enregistré quatre CDs, dont un consacré à Frank Zappa. Si son champ d'action se situe à la base dans le "Jazz", il faut l'entendre au sens large : moderne et allègrement croisé. Ses influences reconnues se nomment Georges Benson, Pat Metheny, John Scofield et Robben Ford. A ces quatre champions de l'ouverture et après l'écoute de ce disque remarquable, j'en ajouterais un cinquième, John Abercrombie.

Bel ouvrage que celui-ci ! Equilibré et abouti, sans redondance ni esbroufe. Tout y est aéré, subtil, limpide, délicat et, en prime, toujours varié. Les connaisseurs du label allemand de Manfred Eicher, E.C.M., ne se sentiront pas dépaysés non plus. Les guitares de toutes sortes sont évidemment à l'honneur. Elles sont manipulées avec le doigté de l'instrumentiste fin technicien, qui ne néglige jamais la perfection esthétique. Quant aux programmations, elles sont conçues comme une aide, une mise en valeur de la composition et de son instrument principal, la guitare. Dans tous les cas, elles modernisent l'ensemble, sans le dénaturer ou le robotiser. Cerise sur le gâteau, les compositions sont d'une excellente qualité. "Aube" incarne un Jazz aéré, aux larges contours, résolument actuels. Il est mené par de magnifiques guitares et utilise les programmations à l'instar de Bugge Wesseltoft, sur des atmosphères digne de Weather Report. "L'Odalisque" permet d'apprécier l'oud, le luth oriental, et ses saveurs arabisantes. "Memphis Dream" combine harmonieusement guitares acoustique et électrique. "Autoroute" conserve les mêmes climats de rêves. Dans "Midi", la guitare rappelle beaucoup John Scofield. Comme pour le premier titre, l'utilisation des programmations lui confère un ton bien actuel. Les sommets sont atteints avec "Après-Midi", une pièce accrocheuse, très percussive, au rythme saccadé. La guitare croise entre John Abercrombie et John Scofield. Les programmations sont idéalement utilisées. Un titre d'anthologie qui méritera d'entrer dans les annales de la "Fusion" ! A l'opposé, "Circulation" étonne avec sa rythmique minimaliste et sa guitare plus âpre. Les trois dernières pièces retrouvent des guitares plus rondes et des atmosphères chaleureuses. Au final, Eric Minen réussit un sans-faute. Il apparaît comme un artiste à suivre, le trait d'union idéal entre le "Jazz-Rock" originel et celui d'une certaine "World Music" (Kip Hanrahan, par exemple). Dommage qu'il ait oser aussi tard.





Prolusion. Previously a member of the Zappa tribute band Le Bocal, French musician Eric MINEN presented his first solo album "Mélodies Urbaines", i.e. "Urban Melodies" of course.

Analysis. I normally just do short reviews of CDs that come out from the precincts of Dreaming (which is a division of Musea Records), since most, if not the majority of those represent synthesizer stuff in the style of electronic space music, but this is not such a case. There are few keyboard patterns to be found on "Melodies Urbaines", so this recording appears to be a kind of black sheep in that herd - in a positive meaning for sure. Furthermore, this is generally both a rather unusual and impressive album, whose ten instrumentals are all built around guitar patterns. Erik does not abuse the studio possibilities on any of the tracks, though precisely half of them have only two guitars in the arrangement. One of those, L'Odalisque, doesn't blend with urban scenery at all. It is totally acoustic and is very imaginative, portraying two men, a Spaniard and a Turk, who sit opposite each other somewhere in the desert sometime at the sundown, and while each plays firmly in his native style, the entire picture appears to be exceptionally coherent and just unique, one of the guitars sounding very much like Saz (a string instrument widespread in Middle East and Central Asian countries). This is my favorite cut on the disc, and although I like all the other tracks too, I slightly regret it's the only one on which Erik deploys folk tunes. The other four pieces from the said category, Memphis Dream, Autoroutes, Circulation and Guitars, all represent a finely developing interaction between acoustic guitar and its electric counterpart. The former is basically symphonic, with only occasional semi-improvisations. The other three all can be viewed as quasi jazz-fusion creations - well, as long as we only take their most essential performance aspects, while their rather unhurried thematic evolution evokes associations with New Age, all these remarks and definitions being relevant with regard to the remaining five cuts as well. On each of those Erik additionally utilizes programmed drums, which thankfully never sound abrasively obtrusive. Aube, Corpuscule and Nuit all have a certain common ground with some of Pat Metheny's '80s and '90s solo creations (not to be confused with those of Pat Metheny Group), just without Lyle Mays on board:-), since keyboards are used very sparingly plus exclusively as a background. Midi and Apres-Midi are both inspired by Allan Holdsworth's work or, rather, that musician's technique.

Conclusion. Well conceived thematically, performed with taste and elegance alike, Eric's debut offering is a rather pleasing listening experience. Recommended to fans of light electro acoustical Jazz-Fusion.







cordes guitare